A la différence de nombre de guides que vous trouverez sur Internet, ce guide est adressé précisément au proentrepreneur. J'ai déjà eu l'occasion dans CET ARTICLE d'expliquer ce qu'était un proentrepreneur, un professionnel, un employé qui entreprend sur le web. C'est pour cela que ce guide est justement titré "Le GUIDE "PROENTREPRENEUR" pour écrire et publier VOTRE LIVRE à AMAZON KDP". Nous, proentrepreneurs, n'écrivons pas les livres comme les autres et vous allez voir pourquoi dans cet article.

Je l'ai dit et redit qu'entreprendre sur le web était moins pénible lorsque vous aviez un emploi.  Vous pouviez tester vos idées, vos projets, expérimenter sans mettre en danger vos revenus, votre maison, votre emploi ou votre famille.

Lorsque vous êtes employé, le premier produit, le produit le plus accessible pour démarrer votre entreprise sur Internet est le LIVRE. Après tout, vous avez des connaissances, une expérience, une expertise sous utilisée en entreprise, vous avez des livres en VOUS mais vous n'avez pas le temps de poser tout sur écrit. Le livre vous servira donc de support pour révéler aux yeux du monde votre expertise. Cela vous servira de tremplin pour une carrière de consulting ou de coaching, ou encore pour proposer d'autres produits et services. Libre à vous. Mais pour arriver à un livre, les proentrepreneurs recourent à une méthode RÉVOLUTIONNAIRE que nous allons voir.

POUR INTRODUIRE...

Si vous avez pris la peine de lire mon livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", vous avez sûrement remarqué mon insistance pour que vous commenciez par un livre en tant que proentrepreneur. C’est le meilleur produit pour un début et à travers ce produit, vous pouvez obtenir tout ce dont vous visez après… seulement après.

Prenons un auteur comme SIMON SINEK.  Il a publié un livre en 2011, START WITH WHY, livre qui a connu un fort succès.

Fort de ce succès, il s’est appuyé sur sa nouvelle crédibilité et la reconnaissance de son expertise pour créer un cours, le « Why Discovery Course »…

Vous croyez qu’il s’est limité à ce cours ? Et bien non ! le succès croissant du concept l’a amené à d’autres produits

Il ne va pas chercher loin. C’est le même concept du livre qu’il approfondit ou fait varier en fonction des secteurs ou des situations et contextes différents.

Il fait aussi des formations « live », les fameux workshops, qui ne sont pas différents des séminaires de formation

Bien sûr qu’il n’a pas construit tout cela en un jour et même en une année mais la base de tout cela est le succès du livre publié en 2011.

Et il n’est pas le seul…

Nous avons David Allen qui s’est appuyé uniquement sur le succès d’un livre, « Getting Things Done » pour monter tout un empire au point il a constitué un solide réseau de partenaires dans le monde pour sa méthode GTD…

Et la boutique est bien fournie…

Je pourrais vous citer une longue liste d’auteurs qui se sont appuyés sur un livre pour monter une solide activité, que ce soit le consulting, le coaching ou la formation.

Vous pouvez avoir un savoir immense, une connaissance pointue d’un domaine ou une expertise confirmée…mais elle est confirmée juste par quelque amis, connaissances, collègues et d’autres proches.

Elle peut être aussi confinée dans un petit territoire, votre ville ou région. Le livre est donc comme une carte postale que vous adressez au monde qui révèlera votre expertise…C’est comme de la pub que vous voyez devant votre petit écran.

Seulement, en tant que proentrepreneur, Vous voulez écrire un livre mais vous n’avez pas le temps ?

Vous voulez écrire un livre mais vous ne connaissez pas le processus de publication ? Comment cela se passe ?

Vous avez des idées, un message à transmettre mais vous ne savez pas comment « poser » cela sur écrit ?

Il y a des centaines d’employés, professionnels accomplis, qui ont tellement de livres dans leur « tête » mais n’ont pas encore écrit un seul livre, tout simplement parce que le processus d’écriture d’un livre est long et difficile.

Observez autour de vous. Combien de personnes intelligentes et brillantes que vous connaissez ont écrit des livres ? Pour ma petite expérience, très peu.

Combien de fois avez-vous bénéficier de la sagesse, des connaissances et de l’expérience d’une personne de votre entourage ? Avez-vous déjà pensé ne serait-ce qu’une fois que d’autres personnes pourraient aussi bénéficier de ces précieux conseils ? de cette sagesse ? de cette expérience ?

J’ai rencontré des experts très pointus dans leur domaine professionnel qui m’ont éclairé bien plus que tous les livres écrits par certains « auteurs » qui passent pour des références.

Si vous lisez ce guide, c'est parce que vous pensez que vous avez des idées ou une expérience à partager, que vous avez un livre en vous, un livre que vous n’avez pas encore écrit.

Pourquoi vous ne l’avez pas encore écrit ? Qu’est ce qui empêche autant de professionnels de produire un livre ?

Tout simplement parce que le processus conventionnel d’écriture du livre ne marche pas pour vous, professionnels qui n’avez ni le temps, ni la vie entière pour le faire. Vous avez des obligations professionnelles, familiales et même sociales… Où trouver du temps pour écrire un livre ?

Prenons les étapes requises pour écrire un livre, moi j’en ai écrit un suivant la méthode conventionnelle. Vous avez là ma page Amazon KDP…

Et bien que timides au début, les ventes se signalent, pourtant je ne fais aucune promotion, ni effort puisque je m’étais lancé juste pour expérimentation, pour me préparer pour le projet actuel…

Et Amazon vous envoie votre chèque dès que vous atteignez le seuil de paiement défini à l'avance...

Voilà les différentes étapes qui incombent à un auteur suivant la méthode conventielle :

  • Le choix du sujet,
  • La planification,
  • L’écriture,
  • L’édition,
  • La publication,
  • La vente,
  • Et enfin la promotion.

Rien qu’en balayant ces étapes, on voit bien que cela demande beaucoup de temps, du temps que vous n’avez pas.

Qu’est ce qui arrive donc ?

Le livre n’est jamais fait.

Il n’est jamais écrit, renvoyé sans cesse. Commencé, jamais terminé. Introduction terminée, chapitres laissés à l’abandon. Conséquence :  vous ne partagez jamais votre expérience, votre savoir.

Ce processus n’est pas adapté pour les proentrepreneurs.

La clé est donc de disséquer le processus conventionnel pour voir où ça cloche, où se trouve le problème. Mais pour y arriver, revenons à la base. C’EST QUOI UN LIVRE ?

Le livre n’est qu’un moyen de transfert de connaissances, de savoirs, des idées. C’est sa mission première.

Ecrire est l’acte d’enregistrement, sous forme de mots et phrases, de ces connaissances que vous voulez partager avec la personne qui va lire.

La chose se présente ainsi :

Expérience & Connaissances------>à Ecriture ----->à Livre ----->à Lecture

Le réel problème se trouve à un seul point : l’écriture.

Pourquoi l’écriture, qui est une forme de communication, pose tant de problèmes ?

Nous communiquons tous les jours sans problèmes, avec notre famille, nos amis, collègues, et tous ceux que nous croisons le long de la journée. Communiquer n’est pas un problème. Si vous demandez à un de vos amis qui maîtrise Photoshop, le logiciel de retouche photo, de vous donner quelques bases là-dessus, il peut vous entretenir pendant des heures, vous expliquer les plus petits et les moindres détails.

Revenez le lendemain et demandez-lui s’il peut mettre tout ce qu’il vous a dit sur écrit… Il y a de fortes chances après un mois que vous ne disposez pas d’un document… Et même s’il vous donne ce document après un mois, vous verrez totalement la différence entre le « parler » et « l’écrire ».

Lorsque nous parlons, nous nous servons des mots mais aussi des gestes pour transmettre un message.

Les gestes portent sur les mouvements du corps : la tête, le torse, la main, le bras, le pied, …etc. N’avez-vous pas remarqué que même les enfants de 2-3 ans répondent le plus souvent positivement à une question par un hochement de la tête…

Cela ne limite pas aux gestes. On se sert d’une panoplie de « supports » pour communiquer :

Des expressions faciales

Qui ressortent plutôt nos émotions comme la joie, la tristesse, la surprise, la colère, la peur, l’écœurement, le mépris, etc. On a aussi, dans les expressions faciales, le sourire (vrai ou faux) et l’expression des lèvres (la moue par exemple).

Du contact visuel….

Concerne le regard. Un regard peut faire qualifier une personne de confiante, de fiable, de sociable ou d’honnête. Un regard appuyé suffit parfois à faire passer un message sans qu’un mot ne soit prononcé.  Les amoureux en savent quelque chose…

De la proxémie

La proxémie est un concept assez nouveau qui traduit ce que nous vivons et observons tous les jours. En situation de communication, on établit toujours des rapports de proximité différents en fonction de différentes personnes avec lesquelles on interagit. Par exemple, Lorsque vous communiquez avec votre supérieur hiérarchique au boulot ou avec votre épouse ou époux, la distance entre votre corps et votre interlocuteur n’est pas la même dans les deux cas. Lorsque l’on drague une fille, ce n’est pas la même distance six mois plus tard quand la confiance est établie et que les deux tourtereaux se la coulent douce en amour.

De l’haptique

L’haptique concerne le toucher qui est aussi une façon de communiquer avec les autres. Le toucher est le plus souvent le résultat de la validation de l’entrée de personnes dans notre espace intime, personnel. On a plusieurs types de toucher : les étreintes, les embrassades, les baisers, la tenue des mains (se tenir les mains). Le toucher varie aussi en fonction du sexe, de la culture, du statut et de l’autorité. C’est la façon la plus intime et directe de communiquer.

Et enfin les signes

Les signes que nous utilisons souvent pour communiquer, à l’image des signes qu’on voit les entraîneurs de football faire à leurs joueurs durant un match. On a les signes de la main (un bonjour à distance ou le croisement des mains derrière le dos quand on réfléchit), du bras (comme ce que font les boxeurs ou les catcheurs, ou les bras le long du corps quand on est abattu), du pied (le croisement des pieds en dit long sur votre attitude), de la tête (l’inclinaison de tête, signe de respect chez les asiatiques).

Il faut noter pour la communication non verbale qu’on n’a pas seulement les éléments cités plus haut, nous avons aussi d’autres éléments tout aussi importants comme le ton ou le volume de la voix, l’habillement, le débit de la parole, la posture, …etc.

Tous ces éléments ne peuvent pas être évalués en termes de différence, d’importance ou de pourcentage, il vaut mieux voir leurs rôles :  avec les mots, le rôle est de faire parvenir le message, des données brutes et neutres tandis que le reste ajoute du parfum, de la saveur, en clair de l’attitude et de l’émotion à ces données brutes.

Ainsi, parler est une affaire de mots, de voix, de gestes, d’expressions faciales, de contact visuel, de proxémie, d’haptique et de signes.

On le fait depuis notre enfance, à chaque minute, tout le temps. On sait quel timbre de la voix employé devant une situation. On sait quelle attitude et quel langage tenir devant nos amis, nos collègues, nos supérieurs, notre épouse, …etc.

Tandis qu’écrire est juste une affaire de mots, avec les règles qui accompagnent la composition de ces mots.

Ayant été habitué à employer tout cet arsenal pour communiquer, le cerveau se sent à l’étroit quand on lui demande de n’employer qu’un seul outil de l’arsenal : les mots. Avec le résultat qu’on connaît : peu de personnes réussissent cette opération de « réduction ».

L’écriture n’a que les mots pour transmettre l’intention ou le message de celui qui veut communiquer, tandis qu’on peut atteindre le même but dans une conversation avec les mots, la voix, les gestes, les expressions faciales, les signes, etc...

Voilà pourquoi il est si difficile d’écrire. Et c’est justement la vallée de mort d’un bon nombre de proentrepreneurs. Pourtant, cela ne devrait pas être ainsi…

Partager votre expérience, vos connaissances est l’objectif premier du livre et l’écriture est l’acte d’enregistrement. Existe-t-il donc un autre moyen d’enregistrer cela ?

Parler étant le moyen naturel de communication entre humains, vous, en tant que proentrepreneurs, allez utiliser ce moyen pour enregistrer vos connaissances : vous allez donc passer par un enregistrement audio et par la suite trouver un moyen pour « transformer » le « parler » en écrit, ce qu’on appelle la transcription. Vous avez sûrement vu à Youtube des vidéos avec le sous-titrage…c’est pareil sauf que le texte du sous-titrage va constituer la matière première du livre, du moins le manuscrit.

Le processus pour proentrepreneurs est donc simple : toute la phrase d’écriture sera remplacée par l’enregistrement audio et l’édition.

Le processus est donc le suivant :

  • Caler le positionnement de votre livre en répondant à deux questions : quels sont les objectifs du livre et qui vous voulez atteindre avec ce livre ?
  • Définir un plan, une structure pour le contenu du livre en répondant à la question : quelles sont les idées et/ou les expériences que vous voulez inclure pour atteindre votre audience ?
  • A partir de cette structure, de ce plan, procéder aux enregistrements audios en passant par les interviews.
  • Faire une transcription des enregistrements audio, éditer les transcriptions pour un premier manuscrit et terminer par l’édition du manuscrit.
  • Terminer par le travail de mise en page (couverture, formats, …etc.) et publication.

Avec ce processus, vous pouvez avec confiance commencer et terminer votre livre. Ce livre qui vous permettra donc de :

  • Partager vos idées et connaissances avec les personnes qui ne peuvent pas se procurer ou accéder à vos services,
  • Lancer une carrière de consultant ou coach,
  • Ou tout simplement gagner de l’argent, bien que nous le déconseillions fortement. Car comme je l’ai dit, le livre est tout simplement votre carte de visite. Il doit être accessible pour permettre à la cible de vous juger et apprécier vos idées. Si vos idées passent, vous pouvez faire passer d’autres choses avec moins de difficultés… comme l’ont fait Simon Sinek et David Allen que nous avons pris en exemples plus haut.

Ce mini guide s’appuie principalement sur le livre de Max Tucker, « Book in a Box » qui le premier a introduit cette méthode d’enregistrement audio et a même fondé une startup basée sur cette idée qui a déjà aidé de nombreux entrepreneurs et professionnels comme vous à écrire un ou plusieurs livres.

CADRER LE CONTENU

Des centaines de milliers de livres sont produits chaque année et si vous voulez avoir votre place, il faudra cadrer le contenu. En cadrant le contenu, votre livre parle à votre cible et il reconnaisse en ce livre une solution à leur problème.

Vous constatez donc quand vous faites le travail d’identification, compréhension et motivation de la cible que nous avons abordé à la première partie du livre, la suite est plus fluide et facile.

Vincent sait une chose, il doit aider les personnes comme Marc, sa cible, à avoir un mariage de rêves.

En tant que professionnel, vous ne faites pas de théorie ni avec votre livre, ni avec votre cours.

Vous proposez à la cible, à travers votre livre, une journée de transformation où il quittera d’un état à un autre.

Normalement, cadrer le contenu d’un livre revient à répondre à trois questions :

  • Quel objectif pour le livre ?
  • Quelle cible pour le livre ?
  • Pourquoi la cible doit s’intéresser à votre livre ?

Commençons donc par la première question, quel objectif pour le livre ?

En règle générale, plusieurs raisons peuvent vous amener à écrire un livre :

  • Partager et diffuser vos idées,
  • Étaler votre expertise,
  • Communiquer dans un format différent,
  • Gagner de l’argent,
  • Par passion.

Ça, ce sont les RAISONS.

Mais en tant que proentrepreneur, vous savez que le livre vous permettra entre :

  • D’attirer l’attention : quel que soit les produits que vous allez proposer plus tard, comme le cours en ligne, le livre reste le meilleur moyen d’attirer l’attention. Rien qu’en vous présentant comme auteur d’un livre, vous attirez l’attention sur votre cours. Par exemple, voilà une simple présentation du cours de Vincent : « Soyez ACTEUR de votre mariage, organisez un MARIAGE de RÊVES avec le cours complet de Vincent, professionnel depuis 20 ans de l’organisation des mariages, auteur du livre à succès « Vous méritez un mariage de rêves »».
  • De gagner en visibilité et autorité : Le livre vous met dans une posture que peu de personnes aiment se retrouver : être jugé et publiquement. Si votre livre n’a pas un contenu appréciable, vous serez durement critiqué. Et ce sera encore plus dur parce que la critique ne va se limiter au contenu du livre. On va penser que vous êtes stupide, idiot ou farceur. Si le contenu du livre est excellent, les gens vous accordent de l’intelligence, de l’expérience et ainsi, vous gagnez en visibilité et autorité car vous êtes devenu une référence. La plupart des gens ne veulent pas prendre ce risque, se jeter dans l’arène et montrer au monde ce qu’ils savent. Mais vous, proentrepreneurs, avez accepté ce risque.
  • D’avoir des clients pour d’autres produits : Honnêtement, vous n’allez pas gagner directement de l’argent par la vente de livres. Si en une année, vous vendez 500 exemplaires, si le livre est à 9 euros, cela fait juste 4 500 euros, hors frais bancaires. Soyez sûr d’une chose, si votre livre entre en résonance avec votre audience, de ces 500 personnes ayant lu le livre, vous aurez au moins une cinquante qui vont souscrire votre cours à 150 ou 200 euros… Et vous aurez au moins trois (3) missions de consulting à un tarif bien conséquent. Il y a toujours des personnes qui aiment être accompagné dans l’exécution de leurs tâches ou qui trouve fatiguant de se soumettre au cours vidéo… Donc le livre ne vous permettra pas de gagner directement de l’argent mais vous allez en gagner indirectement. Vous pouvez, comme Simon Sinek que nous avons vu en introduction, organiser des séminaires de formation.

Mais votre objectif peut ne pas rentrer dans ce que j’ai listé. Conséquemment, vous devez être honnêtes avec vous-mêmes, clair dans votre objectif. Qu’attendez-vous de votre livre ?

Pour la deuxième question, vous devez définir une cible pour votre livre, répondre à la question : A qui s'adresse ce livre ?

La dernière question à répondre pour cadrer le contenu de votre livre est celle-ci : Pourquoi la cible doit s’intéresser à votre livre ?

Comme je l’ai dit, des centaines de milliers de livres sont produits chaque année, Pourquoi un lecteur potentiel devrait ajouter votre livre dans sa liste de lecture ? qu’apporte-t-il de neuf ou d’original par rapport à tout ce qui existe ?

C’est en clarifiant ce que votre livre peut avoir d’intéressant et de valeur pour votre audience que se dégage le contenu du livre.

Quels sont les points essentiels que votre audience doit retenir ?

En quoi votre livre les aide à atteindre leurs objectifs ?

Quelles sont les bases requises pour mieux saisir le contenu de votre livre ?

Prenons le cas de Vincent, un professionnel de l'organisation des mariages, un métier qu'il pratique depuis 20 ans dans une agence événementielle. Après tant d'années d'expérience avec tous ses hauts et ses bas, il se dit qu'il doit rédiger un guide sur l'organisation de mariage.

Nous avons dit que cadrer le contenu d’un livre revient à répondre à trois questions :

  • Quel objectif pour le livre ?
  • Quelle cible pour le livre ?
  • Pourquoi la cible doit s’intéresser à votre livre ?

QUEL OBJECTIF POUR LE LIVRE ?

Vincent veut gagner en visibilité et autorité sur tout ce qui touche à l’organisation des mariages. Le livre concentrera donc ses vingt années (20) d’expérience. Le livre lui servira à toucher un public qu’il espère, une fois convaincu de son expertise,  réceptif à ses services de consulting et de coaching…

QUELLE CIBLE POUR LE LIVRE ?

La cible de Vincent est une personne, homme ou femme, de 25 à 35 ans qui vit en couple (de fait) ou est dans une union libre. En début de carrière, la cible est fortement impliquée dans le boulot pour se construire un profil de carrière. Comme toute personne nouvellement active dans le monde professionnel, elle a eu des recours à des crédits soit pour l’équipement de la maison, soit pour le véhicule. Conséquemment, elle a une forte sensibilité aux implications financières, même pour une « décision » de cœur comme le mariage…C’est vrai qu’argent et amour ne font pas bon ménage mais la cible de Vincent est obligée de conjuguer avec.

POURQUOI LA CIBLE DOIT S'INTÉRESSER A VOTRE LIVRE ?

Qu’est-ce qu’il y a d’intéressant dans le guide de Vincent pour sa cible ? En quoi ce guide les aide à atteindre leurs objectifs ? Quels sont les points essentiels que la cible doit retenir ?

Vincent a décidé de mettre en avant la RESPONSABILITÉ dans l’organisation des mariages. Son angle est simple : il faut que le couple soit ACTEUR dans l’organisation de son mariage, et non la délégation complète des tâches à un organisateur. Donc son motto est « Soyez ACTEUR et non SPECTATEUR de votre propre MARIAGE pour mieux MAÎTRISER VOTRE BUDGET ».

Le guide compte donc aborder trois étapes : l’avant-mariage, le jour du mariage, l’après mariage. Aborder cela en budgétisant chaque étape car sa cible est sensible aux finances.

Vous aussi, faites le cadrage du contenu de votre livre en répondant aux questions suivantes :

  • Quel objectif pour le livre ?
  • Quelle cible pour le livre ?
  • Pourquoi la cible doit s’intéresser à votre livre ?
  • En quoi votre livre les aide à atteindre leurs objectifs ?
  • Quelles sont les bases requises pour mieux saisir le contenu de votre livre ?
  • Quels sont les points essentiels que la cible doit retenir ?

Si vous voulez vraiment terminer votre livre à la fin de la lecture de cet article, prenez la peine de répondre à ces questions. Les réponses ne sont pas si importantes que ça. L’important, c’est se prêter au jeu. On revient constamment sur le texte quand on écrit un livre. Cela fait partie du processus d’écriture d’un livre.

Passez au prochain point si vous avez déjà cadré le contenu.

CRÉER UN PLAN ANNOTE

Le point précédent a abordé le cadrage du contenu car il est important de savoir à qui on s’adresse pour définir le contenu…par exemple si vous faites un cours sur Excel et que la cible est un débutant, vous devez prendre plus de temps pour présenter les bases. Si votre cible est de niveau avancé, vous n'allez pas aborder les bases car vous considérez cela comme acquis.

Le cadrage est aussi important car cela vous permet de positionner d’avance le contenu en mettant en avant ce que vous pouvez apporter de spécial, d’unique à la cible, approche nécessaire pour se démarquer de la concurrence…

Ce point a pour objectif de vous permettre de disposer d’un plan complet, détaillé et annoté. Un plan simple est semblable à la table de matières que vous observez dans les livres. Mais il ne s’agit pas ici de faire une table de matières mais d’aller bien plus loin.

Mais avant d’y arriver, je vous pose une question : POURQUOI AVEZ-BESOIN D’UN PLAN POUR VOTRE LIVRE ?

Il est difficilement concevable de construire une maison sans plan… Et tout commence par un plan.

Ecrire un livre demande du temps et de l’énergie. Ces deux ressources doivent être organisées afin que puissiez atteindre votre objectif. Et qui dit organisation, dit plan. Il serait difficile pour vous de terminer un livre si vous travaillez à la volée, au goût de vos humeurs et émotions.

L’organisation du livre, le plan du livre est crucial pour votre succès.

Par expérience, je recommande aux proentrepreneurs de ne pas se laisser envelopper par le mot « plan ».

Commencez simplement par une séance de brainstorming, de réflexion sur tous les sujets, les thèmes que vous allez aborder. Il est préférable que vous notiez tout ce qui vous passe par la tête. Notez sans prêter attention, sans jugement. C’est préférable de se prêter à cet exercice dans un endroit calme, à l’abri des regards pendant quelques heures, et les notifications du téléphone en OFF.

Par exemple, Vincent peut se retirer à l’écart pour deux heures et se mettre à réfléchir à tout ce qu’il peut aborder dans son guide pour un excellent mariage…qu’il note dans son bloc-notes :

l’habillement. La décoration...la bague...les fleurs…le transport…le repas...la boisson, ...la musique...les nuits de noce…le maquillage...le billet d’invitation,

Il ne s’agit pas pour lui de se poser des questions, tout ce qui lui vient par la tête est mis sur écrit sans filtre.

A la suite, même plusieurs jours après si vous voulez, regroupez les thèmes qui se rapprochent. Mettez en parallèle ce regroupement avec votre document de cadrage…

Normalement, cela devrait vous permettre de dégager un plan qui ressort les chapitres, les titres et ce que vous devez abordez pour chaque section.

Le conseil que j’adresse à mes amis proentrepreneurs est d’imprimer ou tracer ce schéma et de l’avoir avec eux pendant cette phase :

Vous ne faites pas la théorie ni avec votre livre, ni avec votre cours. Vous proposez à la cible potentielle une journée de transformation où il quittera d’un état à un autre. Si vous proposez un cours d’EXCEL POUR COMMERCIAUX, vous proposez à tout commercial de le transformer de commercial à bon commercial grâce à EXCEL. Il y a nuance ici. Il ne s’agit pas d’en faire juste un expert en EXCEL tout court mais de l’intégrer dans ses tâches pour accroître sa PRODUCTIVITÉ, faciliter ses ANALYSES et ainsi lui faire gagner PLUS DE TEMPS, qu’il pourra consacrer à PLUS DE PROSPECTION.

Pour le cas de notre ami Vincent, il a son schéma présent lors de la séance de regroupement de thèmes, de filtres…

Cela lui permet de garder le fil pour mieux organiser son livre.

A partir de tout ce qu’il a noté, il ressort les sections et les sous-sections qui feront autant de chapitres, titres, et sous-titres.

  • Les mariés
  • Les invités
  • La réception
  • Après le mariage

C’est juste un exemple pour vous montrer la démarche. Pourquoi le schéma précédent est important lors de cette séance de regroupement ?

Vincent en ayant ce schéma comprend que s’il veut marquer les intéressés avec son guide, il doit faire un nouveau regroupement :

Avec ce schéma, il sait que son guide aura trois parties : l’avant-mariage, le jour du mariage, l’après mariage. Il peut donc faire une nouvelle organisation qui cette fois tiendra compte de la perspective du couple fiancé. N’oubliez pas que tout cela vise à arriver à un plan détaillé.

Son guide aura alors donc 3 parties :

  • Partie 1 : L’avant mariage,
  • Partie 2 : Le jour du mariage,
  • Partie 3 : L’après mariage

Est-ce que c’est un plan annoté ? NON. On n’a même pas encore une table des matières, pourtant j’ai dit que le plan annoté va plus loin que la table des matières.

Vincent attaque donc la première partie, avec sa même méthode…

Autre séance de brainstorming, tout ce qui lui vient par la tête est mis sur écrit sans filtre.

Avant le mariage ?

Check-up médical, informer les proches et amis, annonce officielle, célébration des fiançailles, type de mariage, taille du mariage, mariage civil, mariage religieux, coût du mariage, type de réception, choix des parrains, témoins, hommes et demoiselles d’honneur, affaires légales, planning de la cérémonie, choix des tenues, bagues, fleurs, photographie, maquillage, …etc.

C’est son expérience qui parle à ce moment. Après avoir listé cela, il peut revenir après quelques jours consulter sa liste… et la revoir. Je vous conseille de laisser toujours un temps d’attente, parfois à deux reprises, pour consulter votre liste.

Une fois satisfait de cette liste, notre ami Vincent doit organiser tous les points de sa liste en un enchaînement logique qui constituera les chapitres de sa première partie…

  • La décision
  • Les fiançailles
  • Le planning d’organisation du mariage

Là, il peut organiser chaque chapitre du livre en ayant en tête une chose : la cible. Le livre s’appuie certes sur son expérience, le contenu puise sur son expérience mais le livre n’est pas l’espace pour étaler toute son expérience, faire le zèle. C’est l’apport de cette expérience par rapport à la situation de la cible qui importe. Vincent sait pertinemment que sa cible est sensible aux questions financières. Conséquemment, tout le contenu du guide doit être imprégné de ce caillou dans la chaussure de la cible.

  • La décision
  • Les fiançailles
  • Le planning d’organisation du mariage
  • Le budget du mariage

Nous aurons donc à la première partie, après développement…

PARTIE 1 : L’AVANT MARIAGE

           CHAPITRE 1 : LA DÉCISION DE MARIAGE

           CHAPITRE 2 : LES FIANÇAILLES

           CHAPITRE 3 : LE PLANNING DE MARIAGE

           CHAPITRE 4 : LE BUDGET DU MARIAGE

Là, on a déjà une table de matières. Mais c’est une table de matières qui ne parle pas. C’est trop « académique », excusez le terme mais je n’ai pas trouvé mieux. En tant que professionnel, vous devez parler à votre audience, à votre cible. Ce n’est pas un cours professoral, c’est pour agir, le plus souvent à court terme. Les titres doivent contenir des verbes d’action…Le lecteur doit, à travers la lecture de la table des matières, sentir que vous lui parlez…

Revoyons donc cette table des matières…

PARTIE 1 : BIEN CALER L’AVANT MARIAGE

           CHAPITRE 1 : VOUS AVEZ DÉCIDE DE VOUS MARIER, QUE FAIRE ?

           CHAPITRE 2 : SAVOIR ORGANISER SES FIANÇAILLES

           CHAPITRE 3 : ÉTABLIR UN PLANNING ET UN CALENDRIER DE MARIAGE

      CHAPITRE 4 : EVALUER LE PLANNING EN MONTANT UN BUDGET DE MARIAGE

Mais le plan annoté donc je fais mention depuis le début ne se limite pas à la table des matières, il faut aller plus loin en listant les points qui seront abordés pour chaque chapitre…

PARTIE 1 : BIEN CALER L’AVANT MARIAGE

  • Petite introduction qui résume tous les quatre chapitres.

           CHAPITRE 1 : Vous avez décidé de vous marier, que faire ?

  • Parler du check-up médical
  • Comment informer les proches & amis
  • Comment faire l’annonce officielle
  • Décider ? Mariage civil ? Mariage religieux ? Taille du mariage ?

           CHAPITRE 2 : Savoir organiser ses fiançailles

  • Qui inviter à ses fiançailles ?
  • Où et comment organiser ses fiançailles ?
  • Choisir une bague d’engagement ?

           CHAPITRE 3 : Établir un planning et un calendrier de mariage

  • Les démarches administratives et légales : comment on déclare un mariage à la mairie, faut-il un contrat de mariage ? ….
  • La cérémonie : lieu, alliances, choix des parrains, témoins, demoiselles d’honneur,
  • La réception : lieu, traiteur, service de bar, location matériel, …
  • Tenue des mariés et du cortège : robe, chaussures et accessoires, tenue de cérémonie du marié, tenues et accessoires des demoiselles d’honneur et des garçons d’honneur,
  • Papeterie : faire-part, invitations, remerciements, livret de cérémonie, plan des tables, marque-places et menu, livre d’or, album de mariage
  • Musique et animation : cérémonie (solistes, musiciens), cocktail (ensemble musical), réception (maître de cérémonie, orchestre et/ou D.J.), fleurs et ambiance, bouquet de la mariée, bouquet des demoiselles d’honneur, arrangements floraux et décorations pour la cérémonie, décoration du lieu de réception…etc.
  • Photographie et vidéo : photographe, vidéaste, tirage pour l’album des mariés, portraits de mariage,
  • Cadeaux et pourboires : Présents offerts aux garçons et demoiselles d’honneur, aux témoins, aux invités et pourboires pour le personnel de réception.
  • Hôtellerie et transport : nuit de noces, hébergement du cortège, transport des mariés, déplacement du cortège, service de stationnement, lune de miel,
  • Divers et Imprévus : soins de beauté pour la mariée, maquillage et coiffure pour la mariée et son cortège, coiffure pour le marié, vestiaire, …etc.
  • Établir un échéancier : que faire à un an du mariage ? 9 mois ? 6 mois ? 3 mois ? 1 mois ? 2 semaines ? La veille ? Le matin du jour J ? Après ?

           CHAPITRE 4 : Evaluer le planning en montant un budget de mariage

  • Ouvrir un compte conjoint pour les dépenses ?
  • Estimation du nombre d’invités ?
  • Répartition des tâches, prestataires de services (photographie, vidéaste, maître de cérémonie, musiciens, D.J., fleuriste, etc.) et coûts associés
  • Cotations pour les lieux de cérémonie et réception, robes, tenues, …etc.
  • Établir le budget

C’est cela un plan annoté. Allez dans les détails, ressortir les points qui seront abordés pour chaque chapitre. Ça, c’est pour la partie 1. Vincent devra faire pareil pour la partie 2 et 3. Il peut consacrer une semaine pour chaque partie.

A ce détail, il faut ajouter une introduction générale du livre.

Introduction

           Présenter le mariage comme un rite de passage, mais un rite qui a un coût. (Capter l’attention)

           Se présenter, parler de mon expérience et surtout de mon expérience des couples serrées financièrement. (Créer le rapport avec la cible et asseoir sa crédibilité)

           Raconter l’histoire spécifique d’un couple qui a pu, malgré les tensions financières, a pu les surmonter pour organiser un magnifique mariage (cibler ici le problème de la cible)

           Aborder maintenant pourquoi vous avez écrit ce guide, à qui il s’adresse et quel est son objectif (démontrer que le livre est la SOLUTION pour résoudre le problème).

Ne pas oublier la conclusion qui reprend le POURQUOI du livre, l’idée principale, résume tous les points abordés et lance un appel à l’action à la cible. On peut aussi ajouter une indication sur où aller si la cible veut en savoir plus (si vous avez un cours en ligne ou proposez des services de coaching, c’est l’occasion de le mentionner).

A la fin, vous devez avoir un document qui présente :

  • Introduction
  • Partie 1 détaillée
  • Partie 2 détaillée
  • Partie 3 détaillée
  • Et la conclusion.

Une fois que vous avez le plan détaillé, vous pouvez faire parler votre expérience, vos connaissances, votre savoir, en abordant la phase d’écriture par enregistrements audio. Cela ne devrait pas vous poser de problème. L’objectif principal du plan détaillé est de faciliter les enregistrements audio que nous allons voir.

UNE REMARQUE…

TRÈS IMPORTANT : Si vous voulez que VOTRE LIVRE, VOTRE COURS ait une touche PERSONNELLE, ait VOTRE PERSPECTIVE qui le permettra de se DÉMARQUER des autres, FAITES l'effort de vous éloigner au début de tout ce qui a été écrit par les autres. Puisez uniquement dans votre for intérieur même si vous êtes bloqué. Le for intérieur n’est pas un mot creux, c’est juste vos connaissances (y compris les lectures que vous avez apprécié AVANT le début du projet), votre expérience, tout ce que vous avez vécu, tout ce que vous avez essayé, tout ce qui a été couronné de succès ou d’échecs.

Après, vous pouvez faire les recherches sur Internet, juste pour voir l’approche des autres, ou leur angle d’attaque ou encore si un thème a été oublié. Mais je ne le conseille pas en règle générale car il vaut mieux se rapprocher de quelques personnes qui représentent votre cible, votre audience pour recueillir leur avis...Après tout, c’est à cette cible que sera adressé votre livre et seul leur jugement fera votre succès ou vous condamnera à l’oubli.

Avant de passer à l’enregistrement audio de votre livre, j’aimerai présenter la méthode définie par Max Tucker dans son livre « The Book in a BOX METHOD ». Ça pourrait vous intéresser…

Ce livre propose un modèle proche de ce que vous avez lu plus haut.

Il prend juste le plan détaillé que vous avez eu à la fin mais insiste pour que le contenu soit détaillé sous forme d’interrogations, sous formes de questions à l’exemple de l’image ci-dessous :

Pourquoi sous forme de questions ? Devinez ?

Et bien, pour faciliter l’enregistrement audio car ce sont ces questions qui vont meubler votre interview.

Prenons le cas de Vincent avec son chapitre 1 qui aborde l’étape d’avant mariage, où la décision de mariage se fait. Voilà l’approche qu’on avait définie :

CHAPITRE 1 : VOUS AVEZ DÉCIDÉ DE VOUS MARIER, QUE FAIRE ?

  • Parler du check-up médical
  • Comment informer les proches & amis
  • Comment faire l’annonce officielle
  • Décider ? Mariage civil ? Mariage religieux ? Taille du mariage ?

Ce plan n’est pas complet pour Max Tucker car les 4 points listés ne représentent que les grandes idées… Ce plan se présente ainsi pour Max Tucker :

Chapitre 1 : [Vous avez décidé de vous marier, que faire ?] — [INSÉRER DESCRIPTION]

[Parler du check-up médical]

        [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 1]

        [Option : INSÉRER EXEMPLES]

        [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 2]

        [Option : INSÉRER EXEMPLES]

[Comment informer les proches & amis]

        [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 1]

        [Option : INSÉRER EXEMPLES]

        [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 2]

        [Option : INSÉRER EXEMPLES]

Voilà comment se présente la transposition. Vous observez qu’il est incomplet.

Pour faire un excellent enregistrement audio,on doit disposer de questions. Une personne aura donc ce plan annoté avec toutes les questions, et vous les posera, vous allez répondre, ou échanger naturellement avec la personne, comme vous le faites tous les jours. Et cet échange sera enregistré. C’est ce que nous allons aborder à la suite.

Retenez tout simplement que les questions listées serviront lors de la phase d’enregistrement audio.

Revenons au cas de notre ami Vincent. Voilà la présentation du chapitre 1 de Vincent suivant la méthode de Max Tucker…

Chapitre 1 : [Vous avez décidé de vous marier, que faire ?] — [INSÉRER DESCRIPTION]

[Parler du check-up médical]

    [C’est quoi le check-up médical et pourquoi le faire ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

    [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 2]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

[Comment informer les proches & amis]

    [Qui informer en premier, et comment ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

    [INSÉRER QUESTION / ANECDOTE 2]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

[Comment faire l’annonce officielle]

    [C’est quoi l’annonce officielle ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

  [Qui doit le faire ? Comment cela se fait ? Quels problèmes on peut rencontrer ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

[Décider ? Mariage civil ? Mariage religieux ? Taille du mariage ?]

    [Qu’est-ce qu’on entend par mariage civil ? mariage religieux ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

    [Peut-on faire les deux ? Qu’entend-on par taille du mariage ?]

    [Option : INSÉRER EXEMPLES]

C’est juste à titre d’illustration. Vous comprenez pourquoi je n’ai pas terminé.

Voilà pour le plan annoté. Avec ce document, vous pouvez vous lancer sans souci vers la phase d’enregistrement audio.

ENREGISTRER & EDITER LE MANUSCRIT

Nous avons dit au début de cet article que le processus conventionnel d’écriture d’un livre ne marchait pas pour les professionnels. Ce processus qui se présentait ainsi :

Donnait du fil à retordre à nombre de professionnels au niveau de la phase d’écriture.

Pourtant, comme nous l’avons aussi dit, le livre n’était qu’un moyen de transfert de connaissances, de savoirs, des idées. Ecrire était l’acte d’enregistrement, sous forme de mots et phrases, de ces connaissances que vous voulez partager avec la personne qui va lire.

Alors, pourquoi ne pas enregistrer autrement, pourquoi ne pas recourir à la méthode la plus habituelle, qui est le « parler ». Pour que le processus devienne :

Néanmoins, le « parler » a ses règles comme l’écriture, et nous allons voir ici comment contourner l’écriture avec l’enregistrement audio.

En réalité, le processus est plutôt le suivant :

Vous allez donc à partir de votre plan annoté :

  • Faire des interviews et enregistrer toutes vos réponses,
  • Transcrire ses réponses sur écrit et procéder à une réécriture du livre suivant ses réponses,
  • Editer le manuscrit

Commençons par le premier point, l’interview et l’enregistrement audio des réponses.

INTERVIEW & ENREGISTREMENT AUDIO

Comparativement au plan annoté, l’interview et l’enregistrement audio est la phase la plus simple puisque, disposant déjà de connaissances, il s’agit juste de séances de questions-réponses enregistrées. Vous pouvez utiliser le dictaphone de votre téléphone qui enregistre sans problème.

Moi j’utilise mon iPhone mais tous les téléphones ont un dictaphone, une option d’enregistrement. Vous pouvez utiliser un autre équipement pour enregistrer mais pourquoi dépenser alors qu’on a tout avec soi gratuitement.

Avec cette méthode d’enregistrement, impossible de se retrouver avec une page blanche sur l’écran.

Comment se déroule donc l’enregistrement ? Très simple. Il suffit de prendre votre plan annoté. A partir des questions relevées, trouver un intervieweur pour administrer la séance de questions-réponses. Bien sûr que vous pouvez vous-même administrer cette séance mais c’est fortement déconseillé. Trouvez un ami, un proche ou une connaissance et vous lui demandez de jouer le jeu.

Il est préférable de trouver une personne qui n’a pas une connaissance pointue du domaine, pour vous permettre d’être plus précis et détaillé. Votre intervieweur doit jouer le jeu et vous posez des questions sur des points qui semblent flous.

Et avant la séance, l’intervieweur doit avoir votre plan annoté sur la main et vous votre téléphone avec le dictaphone lancé. Si vous n’avez pas d’enregistreur de voix (c’est ça le dictaphone), vous pouvez en télécharger un dans votre boutique d’applications.

Il y a un nombre incalculable d’applications. Si vous voulez des recommandations, vous pouvez télécharger Rev  disponible à la fois sur iOS et sur Google Play.

Ou encore Audio Recorder…

J’ai une préférence pour Rev car cette application vous permet d’organiser vos contenus audios et de les partager par mail, Dropbox ou Evernote.

Mais ces fonctionnalités ne sont pas exclusives. Même le dictaphone de mon iPhone permet de faire tout cela. Et je pense que c’est pareil pour les autres applications.

Si le téléphone vous dérange, et que vous voulez passer par votre machine, si elle tourne sur Windows, vous pouvez utiliser le magnétophone…faites juste une recherche sur votre machine…

Une fois cliqué sur « Démarrer l’enregistrement », vous pouvez y aller.

Pour ceux qui veulent utiliser un outil professionnel en dehors du téléphone, allez même à Amazon, il y a plein de dictaphones disponibles…

Mais avant de passer à la deuxième étape, j’aimerai vous rappeler que vous devez donner des instructions à l’intervieweur, vous ne pouvez pas lui remettre seulement le plan annoté et attendre les questions.

Vous devez, avant tout début de séance, lui donner quelques instructions :

  • S’en tenir au plan annoté : il ne doit pas questionner au hasard, quitter de la première partie à la conclusion. Il doit s’en tenir au plan.
  • Vous laissez développer, sans vous interrompre, relancer avec des questions simples
  • L’échange doit être naturel et normal, pour que tout ressorte.
  • Il doit relancer non seulement avec des questions, mais demander des détails, des exemples, des instructions, recommandations ou mises en garde.
  • Se mettre à la place de la cible.

Une chose très importante, Ne cherchez pas à être parfait. SOYEZ NATUREL. Vous pouvez vous soumettre à un interview en répondant aux questions mais par expérience, cela ne donne rien de bon.

Notre ami Vincent a remis le plan annoté à sa femme qui a administré l’interview…

A la fin de l’interview qui a couru sur deux semaines, Vincent dispose d’une vingtaine de fichiers audio pour toutes les parties. Il faut donc passer de l’audio à l’écrit. C’est cela la transcription.

TRANSCRIPTION DE L’AUDIO ET RÉÉCRITURE

Pour réussir la transcription audio, soyez avant tout organisé : créer un dossier pour chaque partie, un sous-dossier pour chaque chapitre. Dans chaque sous-dossier, vous avez le fichier audio et le fichier texte qui contiendra la transcription littérale de l’audio.

En règle générale, les professionnels ont recours à un service en ligne de transcription qui font la transcription et livre les fichiers texte, généralement les fichiers WORD, comme Mongo Agit ou encore Pegase PBA. Attention, citation ne vaut pas recommandation. C’est ce que j’ai trouvé en faisant une recherche à Google.

Mais ces services coûtent cher car la facturation de la traduction se fait le plus souvent au mot.

Alors, on peut avoir recours aux applications qui font une traduction automatique. On a ainsi des applications payantes comme Transcribe qui coûte dans les 20 dollars par an, un peu moins de 18 euros. Très abordable.

Ou encore Authôt qui prend 54 euros pour chaque heure de retranscription automatique.

Il y a aussi une solution gratuite, oTranscribe, pour les transcriptions. Mais là, vous devez effectuer vous-même la transcription et c’est justement la solution que je vous recommande.

J’insiste encore : faites vous-même les transcriptions. Cette transcription vous permettra de réécrire votre texte, de mentionner les points que vous avez peut-être oublié sur le coup mais qui vous reviennent au moment de la transcription. C’est impossible d’avoir le syndrome de la page blanche avec cette méthode.

Le meilleur moyen d’aborder cette transcription est de parcourir le point correspondant du plan annoté et de lire la transcription. Pour être plus clair, si Vincent fait la transcription de son chapitre 1, il doit avoir devant ses yeux le chapitre 1 du plan annoté et la transcription, afin de vérifier qu’il n’a oublié aucun point.

Il lit la transcription, puis procède à une réécriture à partir de la transcription. La réécriture vous permet d’évacuer les ratés courants de l’audio comme les hésitations, les mots mal prononcés, les rires, ou les échanges qui ne rentrent pas dans le cadre du livre.

Faites cela pour chaque chapitre en procédant à une réécriture complète. S’il faut ajouter des schémas, diagrammes ou chiffres pour appuyer certains points, n’hésitez pas.

Maintenant, vous devez rassembler tous ces fichiers textes en un seul document : c’est le manuscrit, la première version du livre.

EDITION DU MANUSCRIT

Une fois que vous avez le manuscrit, il faut l’éditer. Je dois attirer l’attention sur une nuance que beaucoup de proentrepreneurs confondent : éditer un manuscrit ne veut pas dire le réécrire. A l’édition, vous avez une version finale de votre texte. Il peut arriver que vous modifier ou réécriviez certains passages du manuscrit qui ne sonnent pas bien. Ce n’est pas exclu mais vous devez disposer de tout le contenu du livre avant de passer à l’édition.

Ainsi, l’édition d’un livre porte sur trois volets :

L’édition de contenu : ici, on essaie d’analyser les supports et les détails des idées. On en vérifie l’exactitude. Si vous avez eu recours à une statistique pour soutenir un de vos arguments, on en vérifie l’exactitude et surtout la source. La crédibilité de la source est très importante. C’est plus rassurant lorsque cela vient d’une institution, d’un centre de recherche ou d’un organisme spécialisé. Il en de même des citations, faits relevés, anecdotes qui doivent être vérifiés.

On vérifie aussi l’organisation du contenu : il ne faut pas de disproportion entre les différentes parties de votre livre. Si votre livre a par exemple trois parties, si on se retrouve avec 85 pages pour une seule partie sur un livre de 100 pages, ça pose un problème. Autant mieux prendre cette partie pour le livre et le découper en chapitres. Vous devez aussi avoir une vue d’ensemble sur le contenu de votre livre : analyser la logique de vos idées (s’ils se tiennent comme le tronc d’un arbre tient les branches), leur cohérence (le principe de non contradiction). Un conseil de ma part : faites attention aux introductions et aux transitions. Comment vous introduisez vos chapitres ? Comment vous annoncez le passage d’un chapitre à un autre ? une partie à une autre ?

L’édition de texte : ici, ce ne sont pas les idées qui sont analysées mais le texte. Les règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison sont sollicitées. On analyse le texte ligne par ligne et on corrige toutes les fautes. C’est difficile de faire l’édition de texte tout seul. Il va bien falloir, à défaut d’un professionnel, solliciter vos amis et vos proches pour vous aider à repérer toutes les coquilles. C’est le nombre qui compensera l’œil du professionnel.

Vous pouvez imprimer chaque chapitre et le lire à haute voix… Votre ouïe peut détecter un sens non commun dans une phrase. Si vous avez les moyens, sollicitez un professionnel de l’édition ou une connaissance qui travaille dans ce secteur.

Relecture : la relecture est importante tout simplement parce que toute la correction ne réside pas dans l’observation des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison. Toute langue possède un certain nombre d’irrégularités qui ne peuvent pas être déduites des règles communément admises comme les idiomes, les figures de style et autres accidents de l’histoire qui ne répondent pas à la logique de la langue. Prenons un exemple simple : le terme “balayeur” est de moins en moins admis, au profit de “technicien de surface”, ou encore “instituteur” est remplacé par “professeur des écoles”. La langue évolue et parfois certaines expressions peuvent devenir caduques. Cela n’a rien à voir avec des règles de grammaire, d’orthographe ou de conjugaison.

Si vous pouviez avoir quelques personnes qui représentent votre cible, votre audience à qui vous ferez lire ce manuscrit, ce serait une excellente chose.

Cette phase d’édition est dangereuse car il y a des forces qui peuvent vous pousser à ne jamais arrêter. Le perfectionnisme… où vous n’arrivez jamais à vous satisfaire du résultat.

La peur de publier…la peur du succès, ou la peur de l’échec… Rien qu’en parcourant le manuscrit final, vous pouvez ressentir des frissons, le cœur qui s’accélère ou les mains qui deviennent tout à coup moites…

Tout le monde est habité par cela, moi compris.

Quel que soit le temps que vous mettrez, ce livre ne sera jamais parfait. Pensez plutôt à votre cible, à votre audience qui a soif de cette expertise, de ce savoir, de ces connaissances, cette cible que vous privez en reportant sans cesse la publication du livre.

Sauf que le manuscrit n’est pas le livre, il faut y ajouter une touche professionnelle pour qu’elle puisse se confronter et se démarquer des autres. C’est ce que nous allons aborder maintenant la mise en page et la phase de publication.

TERMINER PAR LA MISE EN PAGE ET LA PUBLICATION

BRAVO !

Si vous entamez cette partie, c’est que vous disposez déjà de votre manuscrit édité !

C’est un grand pas que vous avez effectué, un pas qui vous mènera vers votre livre, le produit d’entrée du proentrepreneur.

C’est ce livre qui vous étalera votre expertise aux yeux du monde et vous permettra ainsi de gagner en autorité et crédibilité.

Pour cette partie, nous allons tabler sur la mise en page et la publication…

Une fois la rédaction terminée et l’édition assurée, vous devez aller confronter votre œuvre avec le marché. Mais avant d’y aller, il faut s’assurer que votre livre a la touche professionnelle pour se démarquer des autres. C’est la raison pour laquelle vous devez penser à la mise en page du livre.

La mise en page vise à donner à votre livre une présentation professionnelle et surtout une excellente lisibilité. Ainsi, vous devez vous assurer d’avoir choisi la bonne police, celle qui ne fera pas mal aux yeux du lecteur, celle qui permettra une lisibilité à 30cm de votre livre. Vous devez aussi penser à bien démarquer les titres, les paragraphes, les chapitres.

Vous pouvez démarquer les titres en leur donnant une plus grande taille de police, ou une couleur, ou un soulignement. Pour le paragraphe, vous pouvez définir des espacements entre paragraphes. Pour les chapitres, vous pouvez vous contenter des sauts de pages.

Avec un logiciel comme Ms WORD, cela se fait sans problème. Si vous n’êtes pas un pro de Ms WORD, trouver de l’aide chez un proche qui s’y connaît. Le mieux serait une personne ayant exercé la fonction de secrétaire…ou une fonction apparentée.

La mise en page concerne aussi le format de la page, avec la définition des marges, les numéros et l’orientation de la page.

On doit aussi s’assurer que le livre comporte tous les points d’un livre professionnel. En plus du contenu, il doit être doté d’une page de titre, d’une page de copyright, d’une dédicace, d’une table des matières, d’un avant-propos, …etc.

Prenez n’importe quel livre et observez la mise en page. Faites la même chose pour votre livre.

La mise en page, de mon point de vue, ne pose pas de problème. Et je suis sûr que vous y arriverez, même avec l’aide de connaissances et amis. Ne perdez pas trop de temps sur cette partie car bien qu’importante, le jugement de votre livre commence ailleurs.

Sachez que de la même manière que le temps et l’argent sont vos plus importantes ressources, votre cible doit aussi arbitrer son temps et son argent entre de multiples activités qui en demandent. Votre livre en fait partie. Lorsqu’il se retrouve devant votre livre, il a peu de temps pour juger si c’est intéressant ou non. Pour se décider rapidement avant de passer à autre chose, il focalise son attention sur les points suivants :

  • Le titre,
  • La première de couverture,
  • La description du livre,
  • Les commentaires clients,
  • La biographie de l’auteur et même sa photo,
  • Quelques extraits du livre (qu’il survole)
  • Et le prix.

Ce sont les premiers éléments qu’il intègre dans son algorithme de décision… Et si ces éléments ne captent pas son attention, ne suscite pas d’intérêt, aucune chance pour le livre.

Balayons ces éléments à l’exception des commentaires clients qui ne dépendent pas de vous. Le reste, vous pouvez agir là-dessus. Commençons par le titre.

LE TITRE

C’est une décision très importante. Il est clair qu’au début, vous avez toujours en tête un ou des titres possibles pour le livre. C’est le titre qui vous trouvez meilleur à vos yeux. Mais en réalité, le titre est un argument de vente : cela doit aussi être meilleur aux yeux de votre cible. C’est la première information captée par la cible et surtout le premier élément sur lequel un jugement est vite posé…

Un bon titre ne garantit pas le succès de votre livre mais un mauvais titre garantit à coup sûr son échec.

Qu’est-ce qu’on entend par BON titre ? Il est difficile de trancher là-dessus mais sachez qu’un BON titre doit :

  • Capter l’attention : il y a des milliers de choses qui sollicitent l’attention des personnes et il vous faut un titre qui se démarque. Vous pouvez capter l’attention en étant provocateur, controversé, passionné, …etc. Vous pouvez aussi faire une promesse… comme nombre de proentrepreneurs le font. Il faut que la cible marque un arrêt en lisant le titre…
  • Etre difficilement oubliable : si le titre s’oublie facilement, alors cela n’aura servi à rien de capter l’attention. Par exemple, la longueur, le nombre de mots employés ne doit pas dépasser six mots… Plus c’est long, plus c’est difficile à retenir.
  • Instructif sur son contenu : le titre, sous-titre inclus, doit permettre au lecteur de saisir l’idée générale abordée dans le livre.
  • Facile à prononcer : les mots difficiles à prononcer, les constructions compliquées de phrases sont à éviter. Simplicité et clarté sont les maîtres mots.
  • Etre moins embarrassant, moins problématique : pensez ici au ressenti d’un de vos lecteurs s’il parle du livre à d’autres personnes. Cela le fait apparaître-t-il comme quelqu’un de stupide ou d’intelligent ? Imaginez le parler du livre dans une fête à d’autres invités ?

Si vous avez des soucis à ce niveau, chers entrepreneurs, faites comme moi, ne cherchez pas de midi à 14h, allez juste balayer les titres de livres disponibles sur Internet, soit les meilleures ventes ou les livres du domaine que vous adressez, notez tous les titres qui vous intéressent. Et mettez cela en parallèle avec l’idée générale de votre livre pour ressortir avec un titre.

Un dernier point avant de passer à l’autre élément de décision : le sous-titre, est-il nécessaire ?

Cela dépend…le sous-titre est le plus souvent nécessaire pour contextualiser le sujet évoqué dans le titre principal. Le titre étant bref ou sommaire, vous mettez le sous-titre pour mettre en contexte le titre. Prenons l’exemple de mon livre, le titre est : « Tout à Gagner, Rien à Perdre », quel contexte pour le livre ? « Devenez Web entrepreneur tout en étant employé ».

Une fois le titre lu, le lecteur apprécie aussi la couverture…

LA PREMIÈRE DE COUVERTURE

La couverture est aussi un élément de jugement. Comme vous publiez un livre numérique, vous avez juste besoin de la première de couverture. Que le vouliez ou pas, la cible s’attardera dessus et vous devez vous assurer que cette couverture attire son attention aussi.

Il m’est arrivé, pour mes premiers livres, de faire mes couvertures grâce au site web de design CANVA, d’ailleurs vous pouvez y voir quelques exemples…

Honnêtement et par expérience, je recommande de confier cette tâche à un professionnel, pour gagner en temps… Cela ne vous coûtera pas les yeux de la tête. Un pro pourra mettre à votre disposition une couverture professionnelle.

Même si vous confiez ce travail à un pro, vous devez savoir que la première mission d’une couverture est de donner une forme visuelle au contenu écrit. Au-delà de l’expression de l’idée générale du livre, elle doit aussi mobiliser l’attention de la cible et la pousser à vouloir en savoir plus.

La première chose à faire est de jeter un œil sur ce que les autres livres du domaine abordé par votre livre font comme couverture, pour avoir une idée… Amazon facilite les choses.

Sélectionner quelques couvertures proches de l’idée que vous vous faites du livre, copiez et coller dans un document…

Pour votre inspiration visuelle, sélectionner les éléments graphiques ou artistiques qui vous intéressent, dessinez quelques maquettes du livre… Avec cela, vous savez déjà à quoi peut ressembler la couverture du livre. Si vous avez les compétences en graphisme ou une connaissance qui en a, elle peut mettre cela en œuvre en respectant vos instructions. Si c’est à un professionnel que vous confiez la tâche, vous pouvez l’envoyer vos maquettes ou croquis sur lesquels il puisera l’inspiration pour donner une vue professionnelle à votre couverture. Il y a des sites web où vous pouvez trouver des graphistes ou designers « freelance » comme 99designs, Upwork et Fiverr.

Passons maintenant à la description du livre.

LA DESCRIPTION DU LIVRE

La description est un court paragraphe que vous retrouvez sur la page de vente des livres…Si vous avez déjà acquis un livre à Amazon ou chez un autre libraire en ligne, vous avez sûrement aperçu la description. Même si vous avez déjà visité la librairie de votre quartier ou de votre ville, vous avez sûrement jeté un coup d’œil à la quatrième de couverture qui présente le plus souvent l’auteur et la description du livre.

Il est important que ce paragraphe soit bien écrit.

Avant de commencer, quelques facteurs à prendre en compte avant de commencer, trois (3) pour être plus précis :

  • Soyez bref : maximum deux paragraphes.
  • Soyez simple et clair : éviter les tournures de phrases et les mots qui peuvent prêter à confusion…
  • Ne l’écrivez pas en tant qu’auteur mais éditeur, c’est-à-dire à la 3ème

Si vous avez intégré ces 3 précautions, abordons le cœur de sujet.

Lorsqu’il faut se soumettre à écrire la description de leur livre, nombre de proentrepreneurs veulent en faire un résumé du livre. Pourtant, il ne s’agit pas de ça.

Il s’agit de donner à la cible UNE RAISON DE LIRE votre livre.

Comment donner une RAISON DE LIRE ?

Tout simplement en présentant la question ou le problème que livre adresse, et à la suite en montrant que vous l’avez résolu ou que vous pouvez le résoudre, tout en laissant une fenêtre ouverte, une espèce de suspense pour piquer l’intérêt du lecteur et le pousser à vouloir plus.

Si vous voulez écrire cette description :

  • Soignez la première ligne, c’est sur cette ligne que tout se joue. Cela doit créer un choc et tenir la cible en haleine.
  • Aborder le « QUOI » et le « COMMENT » du livre,
  • Soyez clair avec ce que gagner la cible en lisant le livre.

Une fois la description lue, la cible peut vouloir en savoir plus sur celui qui a écrit le livre. C’est l’occasion pour lui de jeter un coup d’œil à votre biographie.

LA BIOGRAPHIE ET LA PHOTO DE L’AUTEUR

Vous n’êtes pas un auteur reconnu, ni célèbre. Conséquemment, on voudra en savoir plus sur vous.

Le seul moyen d’en savoir plus pour la cible est de passer par votre biographie. Ce qui vous oblige à prendre un peu de temps pour soigner votre biographie.

Si votre objectif est d’être consultant ou coach, ou démontrer votre expertise, vous avez une double raison de prêter attention à ce point.

La seule précaution pour cette partie : SOYEZ MOINS POMPEUX, PAS EXAGÉRATION…

Que faut-il inclure dans votre bio ?

  • Démontrez votre autorité ou expertise en présentant vos références, diplômes, accréditations, certificats ou autres.
  • Inclure tout ce qui peut contribuer à votre crédibilité ou être intéressant.
  • Vous pouvez mentionner votre site web et tous les livres que vous avez précédemment écrit.

Encore une fois, lisez les bio d’auteurs d’autres livres.

En plus de la bio, pensez aussi à votre photo d’auteur.

La photo est un élément important et même si les gens le nient, la photo influence encore le jugement. Sauf qu’il est difficile d’affirmer que telle photo est BONNE ou telle est MAUVAISE. En revanche, ce qui est important avec la photo, c’est ce que vous voulez SIGNALER à votre cible, à votre audience à travers cette photo…

La photo d’un Directeur Général sera totalement différente de celle d’un comédien. Le Directeur Général, à travers sa photo, veut signaler professionnalisme, sérieux, inspirer confiance…

Vous devez répondre à deux (02) questions pour votre photo d’auteur :

  • Quel message je veux passer à travers la photo ? sérieux ? professionnel ? prétentieux ? positif ?
  • A qui vous voulez adresser ce message ? ce n’est pas seulement ce que vous voulez passer comme message qui compte, c’est aussi à qui voulez le passer. C’est ce que les autres personnes voient en vous. Ces personnes font partie d’un groupe qui a une identité que votre photo doit laisser transpirer.

                                            Image tirée de Photofeeler

Honnêtement, pour ce type de photo, je vous conseille de vous associer à un professionnel. Cela ne coûtera pas grand-chose et vous aidera dans la promotion de votre livre.

Le processus d’achat est toujours complexe pour les produits totalement consommés APRES L’ACHAT. Le livre en fait partie.

Vous demandez à une personne de vous donner de l’argent et seulement après, il pourra apprécier si cela en valait la peine. Pour contourner ce jeu compliqué, permettez à la cible de jeter un coup d’œil au contenu, de « goûter » le contenu.

QUELQUES EXTRAITS DU LIVRE (QU’IL SURVOLE)

Vous devez sélectionner les extraits que vous allez mettre à la disposition de ceux qui peuvent être intéressés par le livre, soit la table des matières, soit le premier chapitre, soit un chapitre central. Soyez un bon stratège pour préparer un fichier d’extraits qui laisser planer le suspense.

ET LE PRIX

Je l’ai maintes fois affirmé depuis le début de ce cours : le livre est le produit d’entrée. C’est le produit qui vous permettra d’asseoir votre notoriété dans un domaine. Conséquemment, rendez-le accessible au niveau du prix. Le prix abordable peut compenser votre déficit d’image et convaincre la cible de vous donner une chance.

C’est ce livre qui vous permettra de vendre d’autres produits ou d’autres services.

Une fois le titre arrêté, la couverture disponible, la description bien écrite, une biographie et une photo d’auteur, le fichier des extraits sélectionnés et le prix fixé, il faut passer à la publication mais avant, présentons d’abord le formatage du livre.

Le formatage du livre intervient après la mise en page…

Vous avez déjà veillé au choix de la bonne police, celle qui ne fera pas mal aux yeux du lecteur, vous avez bien démarquer les titres, les paragraphes, les chapitres.

Vous avez défini les marges, les numéros et l’orientation de la page.

Vous vous êtes assuré qu’en plus du contenu, que votre livre soit doté d’une page de titre, d’une page de copyright, d’une dédicace, d’une table des matières, d’un avant-propos, …etc.

Une fois la mise en page terminée, vous devez penser à le formater. Lorsque vous écrivez votre livre dans un logiciel de traitement de texte comme Word, il est « formaté » dans ce logiciel, c’est pour cela que le fichier de votre livre aura une extension « .doc », « .docx ». Seulement, ce n’est pas un format adapté à la distribution de livres professionnels.

Il y a deux formats professionnels de distribution des livres :

  • Le PDF ;
  • Et l’ePUB.

Si vous avez Ms WORD 2013 ou 2016, il est facile de convertir votre document au format PDF…

Il y a plusieurs convertisseurs gratuits en ligne pour avoir votre livre au format PDF mais je vous recommande d’utiliser Google DOCS car il vous permet d’avoir les deux formats, ePUB et PDF.

C’est ce que j’utilise pour formater mon contenu. Très simple, un, deux clics et le tour est joué…

Nous sommes des proentrepreneurs et le temps est la ressource qui manque le plus. Quand une solution vous permet de gagner en temps, retenez là sans hésiter.

Pour la publication de votre livre, il est clair que votre site web doit être la première destination. En dernière partie du livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", nous avons détaillé comment ajouter un livre à PODIA.

Bien qu'un site web personnel soit la première destination quand il faut publier le livre, d’autres proentrepreneurs privilégient aussi la publication à AMAZON et à raison car c’est l’un des sites web les plus visités et le classement de votre livre dans un domaine peut renforcer votre image sur votre site web…

Imaginez un peu la capture d’écran de ce classement sur le site web des auteurs là. Cela renforce leur crédibilité : une crédibilité qu’ils peuvent exploiter pour d’autres livres ou produits.

Si vous avez décidé de publier sur Amazon et c'est justement la raison de cet article, j’ai une bonne nouvelle pour vous. Il n’y a pas d’examen à passer pour le faire, ni de blocage. C’est la chose la plus simple qui soit…

Pour ajouter votre livre à Amazon, il vous faut au moins votre livre finalisé au format ePUB et votre couverture au format JPG…

Vous allez sur la plateforme d’Amazon dédié aux auteurs qui souhaitent publier leur livre en indépendant : Amazon Kindle Direct Publishing.

Une fois sur le site d’Amazon KDP, vous ouvrez un compte Amazon à partir de la page d’accueil en cliquant sur "Inscription"... Une fois rentré votre adresse mail, la procédure de création de compte Amazon est enclenchée et vous n’avez qu’à remplir les informations demandées à chaque étape....

Une fois le compte créé, pensez à noter bien votre nom de compte et mot de passe… Ne faites jamais confiance à votre mémoire. Une fois enregistré, vous pouvez passer à la publication de votre livre en cliquant à “Bibliothèque”, “Ajouter nouveau titre” :

Et à partir de ce moment, vous pouvez commencer la première phase de la publication de votre livre qui est le renseignement des informations sur le livre… Pas besoin de s’attarder sur toutes les cases puisque c’est assez intuitif…

Bien que cela soit intuitif, il est important de noter un point : le choix des rubriques. Dans la mesure où cela déterminera le classement de votre livre dans les catégories de livre sur le site internet d’Amazon. Faites attention au choix des mots-clés. Cela joue sur les résultats de recherche.

Après, vous pouvez terminer cette première phase avec le téléchargement de votre livre et passer à la deuxième phase dans la publication de votre livre.

KDP prend en charge plusieurs formats…doc, .docx, HTML, MOBI, ePub, RTF, texte brut et KPF.
Mais KDP ne vous garantit pas une excellente conversion à la fin, c'est pour cela qu'elle vous demande de prévisualisation le résultat de la conversion avant de valider. Cela vous permet de voir comment votre livre se présentera aux lecteurs à la fin.

Voilà commence vous pouvez disposer d'un simulateur qui vous montre comment sera le livre...

La deuxième phase se résume principalement aux choix du taux de redevance et le prix du livre. Le taux de redevance est le pourcentage que vous allez percevoir sur la vente du livre. Si vous choisissez 70%, vous allez percevoir 70% du prix de vente sur chaque vente de votre livre. Si c'est 35%, c'est 35% du prix de vente sur chaque vente de votre livre que vous allez recevoir. Ce sont les deux options que propose Amazon.

Sûrement vous allez me demander où se trouve le piège...
Il n'y a pas de piège. C'est juste un choix que vous avez à faire. Le choix d'un type de redevance vous soumet à des conditions que vous pouvez lire en détails ICI.


Il faut savoir que l’option à 70% vous limite géographiquement dans la vente de votre livre, de même que cela encadre la marge de définition du prix de votre livre.

Par exemple, avec une redevance de 70%, votre livre doit avec un prix situé entre 2,99 euros et 9,99 euros si vous vendez dans l'Union Européenne. A 35% et en fonction de la taille du fichier, vous allez jusqu'à 215 euros.
Une fois le prix établi, vous pouvez en toute confiance et en soufflant cliquer à "Publier votre ebook Kindle"

Une fois l’enregistrement validé, votre livre sera disponible à la vente dans un délai maximum de 24h. On peut le vérifier en cliquant à “Bibliothèque”.

Après, vous pourriez ouvrir périodiquement votre compte pour contrôler l’état des ventes en cliquant sur “Rapports” :

Chaque plateforme de vente a sa procédure d’ajout de livres mais le schéma est proche de celui que nous venons de voir avec Amazon. Si vous arrêtez plusieurs plateformes de vente, la procédure d’inscription et de placement de livres est proche de celle d’Amazon.


Pour le moment, restons avec le cas d’Amazon.


Votre livre est terminé et publié…Nous avons aussi terminé ce guide mais je ne souhaite pas sortir de là sans aborder un dernier point qui me tient à cœur. C’est la plus grave erreur que j’ai commise à mes débuts. Cela est plus valable lorsque vous publiez votre livre sur votre propre site internet : un livre n’est jamais une offre. Ne commettez pas la même erreur. Ce point a déjà été abordé en détail dans le livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", comment passer d’un produit à l’offre. Néanmoins, je vais illustrer avec des cas pratiques dans la partie qui suit.

PASSER DU LIVRE A L’OFFRE

Dans le livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", j'ai relevé les différents leviers sur lesquels vous pouvez vous appuyer pour monter une OFFRE IRRÉSISTIBLE. Il ne suffit pas de verser dans l’espérance en transposant votre état d’esprit sur celui de votre cible, en vous disant que les sacrifices que vous avez consentis pour écrire ce livre, toute la profondeur et les années d’expérience que vous avez consacrée pour produire le contenu du livre sera récompensé.

Si vous êtes dans l’espérance, le « Hope Marketing » comme certains l’appellent, vous n’avez aucune chance. Observez bien les rentrées littéraires… Même les auteurs les plus célèbres écument les plateaux de télévision à la sortie de leurs livres ou romans, accordent des interviews, organisent des soirées dédicaces et autres. Même si on peut considérer toute cette activité comme le lancement ou la promotion du livre, il faut noter que certains points font référence aux leviers d’une offre irrésistible. Par exemple, il arrive que pendant les soirées dédicaces, non seulement le livre est vendu à un tarif promotionnel mais est signé de l’auteur… Ce qui le rend unique.

Vous n’êtes pas du tout un auteur célèbre mais vous avez des leviers. Nous avons déjà abordé les premiers points sur lesquels vous devez absolument faire attention pour votre livre, comme le titre, la photo de couverture, la description, votre bio, votre photo d’auteur et le prix. Nous avons même dit que vous devez prévoir des extraits gratuits du livre, que ce soit la table des matières ou le premier chapitre ou plusieurs chapitres, libre à vous.

Pour rappel, les neufs leviers que nous avons abordés dans "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE", était les suivants :

  • Surmonter les objections
  • Parler des bénéfices, des avantages du produits
  • Adresser les différentes raisons
  • L’offre de BONUS, de CADEAUX
  • Intégrer l’URGENCE pour l’achat
  • La gestion du PRIX
  • Les GARANTIES, conditionnelles ou inconditionnelles
  • Les PARTENARIATS
  • La GRANDE CAUSE

Les détails de chaque levier sont contenus dans le livre mais nous allons voir ici quelques exemples d’auteurs qui utilisent un ou plusieurs de ces leviers pour monter une offre irrésistible. Je rappelle que vous n’êtes pas obligé d’utiliser tous les leviers et pour vous dire vrai, c’est carrément impossible. On peut tous les utiliser en les déployant sur le temps mais on ne peut pas le faire au même moment.

La page de vente est la traduction visible de l’offre irrésistible.

Commençons par la capture d’écran d’une partie de la page de vente de John Sonmez qui anime un site web sur tout ce qui touche le développement d’applications, étant lui-même un développeur. Observez-bien la capture d’écran.

On constate, à la qualité du design, que c’est du travail de pro. La couleur orange choisie ici est un marqueur utilisé pour figer votre attention sur les mots que l’auteur voudrait que vous reteniez. Il fige sur « The Complete » et sur « Career Guide » pour que la cible comprenne que ce livre est un guide complet si vous envisagez faire carrière dans le développement.

J’ai cité, comme leviers pour une offre irrésistible, la nécessité de « surmonter les objections de la cible ». John Sonmez utilise trois points dans cette capture d’écran pour surmonter les objections. Imaginez un peu ? Pouvez-vous les repérer ?

Eh bien, il commence par ceci :

Cela se traduit par « Par l’auteur du livre à succès… ». Il cite ainsi son précédent livre qui a été bestseller.

Ensuite, il enchaîne visuellement en indiquant que même le livre actuel est déjà bestseller :

Il y a certes des controverses sur le nombre de ventes nécessaires pour qualifier un livre de « bestseller » mais ce n’est pas votre tasse. Si vous faites une bonne campagne de précommande, vous pouvez enregistrer de très bonnes ventes avant la sortie du livre.

C’est vrai que la campagne de précommande est le plus souvent destinée aux auteurs qui ont un « nom » comme on dit, les auteurs à succès, qui ont déjà prouvé. Même si vous avez une audience sûre pour les précommandes, on associe souvent les campagnes de précommandes avec une réduction de prix, une promesse d’avoir un exemplaire dédicacé, ou si vous voulez le faire comme je l’ai fait, des bonus gratuits.

Pour revenir au dernier des trois points que John Sonmez utilise pour « surmonter les objections » puisque j’ai déjà relevé deux, il utilise en dernier ceci :

Le témoignage d’un développeur professionnel qui recommande le livre.

Avec ces trois points, difficile que vous vous demandiez QUI il est pour faire un guide complet sur la carrière d’un développeur. Et même si d’aventure, vous insistiez sur ce point, plus bas dans la page de vente, il fait sa bio, très propre de mon point de vue…

Et ce n’est pas fini puisque la bio continue et c’est là le plus important, là où il mentionne qu’il a à son actif plus de 55 cours disponibles à PluralSight, la plateforme où les meilleurs ont leurs cours disponibles pour tout ce qui touche le développement.

Les images sont là pour le prouver. De plus, il affirme qu’il anime une page Youtube qui a déjà aidé plus d’un million de développeurs. Il sait que vous allez vous poser des questions et peut-être aller vérifier ses dires…

Essayons un peu avec PluralSight

Il y est. Rien qu’à voir cela, il a cassé une bonne partie de vos doutes sur sa capacité à vous donner ce qu’il vous promet pour le livre. Et vous avez la liste de ces cours comme il l’a dit et surtout, les bonnes notes des participants qui attirent votre attention.

Là, vous êtes convaincu de sa capacité. Mais vous pouvez aussi vous demander si, malgré sa capacité, ce livre est vraiment destiné pour votre cas. Et là, vous vous souvenez d’un autre levier ? « Parler des bénéfices, des avantages du produits ». Il le fait à ce niveau :

Et si vous évoluez plus bas dans la page de vente, c’est ici qu’il détaille plus :

Et il utilise un autre levier que nous avons vu, « Adresser les différentes raisons » :

Si vous voulez voir de vos yeux cette page de vente, voici le LIEN ou si vous n’avez pas la possibilité de cliquer sur le lien, tapez juste « https://simpleprogrammer.com/products/careerguide/ ».

Comme vous venez le voir, chaque auteur a son approche pour monter une offre irrésistible. Vous n’êtes pas obligé de faire comme les autres.

Tenez par exemple, celui-ci utilise beaucoup plus les bonus pour son offre…

Regardez un peu l’approche de Nathan Barry, le fondateur de ConvertKit, qui facilite la gestion du tunnel de communication que nous avons vu dans le livre. Je vous rappelle que c’est un proentrepreneur à la base, qui a commencé par les livres, avant de migrer vers le développeur d’applications.

Il a mis en surbrillance le fait que le livre soit à sa troisième édition. Au-delà de tous les autres leviers que vous pouvez détecter en parcourant la page de vente, j’aimerai insister sur son offre à la fin. Observez bien…

Le livre a trois déclinaisons, trois offres et pour chacune, il y a des items que vous avez accès. Par exemple, pour l’édition de base, vous avez le livre aux formats Pdf, ePub et Mobi, vous avez le livre audio, 14 études de cas d’auteurs célèbres, 4 tutoriels vidéo, les modèles de page de couverture et le rendu des interviews de 5 experts. C’est ça une offre.

Consultez aussi la page de vente d’Eric Ries pour vous faire une idée ; c’est http://thestartupway.com/ si vous tapez sur le navigateur. Je ne vais pas commenter cette page. Faites le vous-même et détecter comment l’auteur dépasse le livre pour avoir plutôt une offre.

Comme je l’ai dit, ces exemples servent juste à titiller votre imagination et si vous êtes en panne d’idées, allez juste guetter la page des meilleurs auteurs et inspirez-vous. Pas besoin de réinventer la roue.

Un dernier point avant qu’on se sépare. Certains proentrepreneurs se sont demandés pourquoi je n’ai pris que des exemples en « anglais » comme ils le disent. S’il n’y a pas d’exemples en français. Il y en a sûrement mais honnêtement, cela vient le plus souvent d’auteurs adossés à de grosses maisons d’édition. Les exemples que je vous ai pris, ce sont les auteurs qui se sont construits eux-mêmes, même si aujourd’hui certains sont avec ces grosses maisons d’édition qui, quoi qu’on le dise, assurent parfois une distribution plus large, voire mondiale d’un livre. Mais leur extrême sélectivité fait que parfois vous, avec tous vos savoirs, vous n’arriviez pas à leur taper à l’œil. Et c’est quand votre notoriété grandit qu’il vous coure dessus pour peut-être vous permettre d’avoir une déclinaison au format papier du livre et ainsi assurer une plus grande distribution. Tout le monde n’est pas accro au livre numérique, électronique. Bien qu’en perte de vitesse, le format papier a une place non négligeable.

J’espère que je n’ai pas été trop long et que vous saurez trouver les leviers adaptés à votre situation pour monter votre offre. Après tout, ne soyez pas figé et n’ayez pas l’esprit figé. Considérez cela comme une expérimentation. Vous prenez telle approche et vous observez si ça marche. Si ça marche, tant mieux. Si ça ne marche pas, vous passez à autre chose. Ce n’est qu’ainsi que vous allez vous bonifier et devenir le meilleur. Ce à quoi j’aspire pour vous.

Toutes les bonnes choses ont une fin. Il est temps de se séparer. On le fait à la suite avec la conclusion.

POUR CLÔTURER...

Nous voici à la fin.

J’espère que vous n’avez pas seulement lu mais que vous avez aussi pratiqué au même moment.

De toute façon, si en tant qu’employé, j’ai pu en quelques mois, pondre le livre "TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE" de près de 200 pages et écrire même deux guides qui, réunis, font dans les 150 pages, vous le pouvez aussi.

Enregistrer vocalement son livre a l’avantage de vous donner une base sur laquelle vous pouvez vous appuyer pour écrire le livre. Fini les blocages qu’on rencontre le plus souvent quand on se lance dans l’écriture.

Vous avez vu, j’ai pris les exemples d’auteurs qui ont rencontré un immense succès juste après la publication d’un livre. Le prochain pourrait être VOUS. Ne vous sous-estimez pas. Ces auteurs qui ont du succès aujourd’hui n’en avait pas hier et ils ne savaient pas qu’ils devaient en avoir au moment même où ils publiaient. Nombreux sont ceux qui en étaient à leur deuxième, troisième ou même quatrième tentative de publication. Et le succès leur a souri. Ils ont cru en eux, en leur savoir, en leur expertise. Pourquoi vous doutez du vôtre ? Qu’attendez vous pour le présenter à la face du monde ?

Faites-le. J’attends votre témoignage sur le site web des proentrepreneurs.

N’oubliez pas notre devise :

TOUT A GAGNER, RIEN A PERDRE.

Encore une fois, BONNE CHANCE et merci de m’avoir fait confiance et donné de votre temps si précieux pour lire ce guide.